Les thés Russes

21 Mai 2019 | par Maison de thé LUPCIA | 1. À la découverte du thé

Les thés Russes

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Thés russes, Thés noirs, Agrumes

Lorsque l’on parle de "thé russe", la signification peut varier d’un pays à l’autre, nous allons tenter à travers cet article de définir cette culture du thé bien spécifique.


"THÉ RUSSE". UNE APPELLATION MYSTÈRIEUSE 

Lorsque l’on parle de "thé russe" en France, cela nous évoque spontanément les agrumes. Cependant, au Japon, un "thé russe" désigne un thé noir sucré avec de la confiture de fraises. Dans le Sud-est des États-Unis, c’est une boisson pour Noël, composée de thé noir, d’orange et de cannelle.
On constate donc que l’appellation "thé russe" diffère d’un pays à l’autre et que sa composition change en fonction des cultures. En Russie, la coutume du thé est très ancienne et sa composition varie selon les régions. Cela a eu une influence sur la manière dont il est transmis à l’étranger et peut donc expliquer ces différences. La Russie fait partie des plus gros consommateurs de thé au monde*.

* La quantité de thé consommé en Russie pour 2013 est de 159 100 tonnes /an (Source : secrétariat du Groupe intergouvernemental FAO.). La consommation de thé par habitant est classée 4ème mondiale après la Turquie, l’Irlande et le Royaume-Uni.

 

LES CARAVANES DE CHAMEAUX

Le thé est officiellement arrivé en Russie dans la première moitié du 17e siècle via la Mongolie, qui a introduit le thé chinois auprès du Tsar de Russie.
Plus tard, dans la seconde moitié du 17e siècle, lorsque les relations diplomatiques entre la Russie et Qing (Chine) furent établies, des caravanes de chameaux transportant des briques de thé voyageaient pendant un an et demi, en passant notamment par Moscou sur une distance de plus de 8 000 km.

Le voyage était très long et il arrivait parfois que l’odeur du feu au moment des escales imprègne le thé. On pense que cela aurait donné naissance au thé fumé tel que le Lapsang Souchong. Ce commerce a diminué lorsque le canal de Suez fût achevé dans la seconde moitié du 19e siècle mais a duré plus de 200 ans, jusqu’à l’ouverture du chemin de fer sibérien entre Moscou et Vladivostok à l’extrême Orient dans la première moitié du 20e siècle.

Samovar russe. 

L'IMPORTANCE DU SAMOVAR

La préparation du thé en Russie imitait initialement le style chinois, mais les russes ont finit par créer leur propre préparation que l’on peut qualifier de "style russe". On utilisait un ustensile en métal appelé "samovar" qui signifie "faire bouillir soi-même" et qui devint un élément essentiel à la préparation.

On chauffait le samovar avec du charbon ou du bois, placés dans le foyer central, et on versait de l’eau dans les cavités des parois environnantes pour la faire bouillir. Une théière de thé noir très concentré était alors placée sur le dessus pour réaliser l’infusion. Une fois l‘infusion terminée, on versait une petite quantité de thé dans la tasse puis on ajoutait de l’eau chaude avec les robinets situés à la base du samovar pour ajuster la puissance aromatique du thé. Ce fut une révolution majeure pour les russes. Le samovar, qui servait également de petit chauffage d’appoint, permettait de se retrouver autour d’un thé entre amis ou en famille et renforçait les relations entre chacun des convives.

On ajoutait souvent du sucre au thé noir, ainsi que de la confiture au citron ou confiture russe dite "varenie". La varenie, souvent faîte maison, était produite à partir des baies ou autres fruits cueillis dans le jardin des villas de campagne "Dacha". Bien souvent, les fruits restaient entiers après avoir été bouillis et ces confitures étaient consommées avec le thé chaud en hiver. Les russes ont donc développé leur propre rituel de préparation et de consommation du thé, adapté à leur climat et leurs conditions de vie.

> Voir notre sélection de thés aux agrumes.

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